La chanson russe chanté en ukrainien ? Je ne vois pas d'intérêt dans le contexte d'un spectacle équestre, surtout que les filles ne sont pas des chanteuses ..les chevaux sont beaux, les écuries aussi ! Mais le spectacle ne dure que 50 min est c'est pas un show, c'est assez répétitif, si on s'y connait pas c'est difficile de comprendre. Plus d'explications par "la voix" serait apprécié. Par exemple, lors des jeux des poulains.

Nous avons assisté à La Voie de l’Écuyère 2025 avec notre fille et notre nièce, passionnée d'équitation, espérant découvrir un véritable spectacle dans le cadre majestueux des Écuries du Roi.
Notre fille et notre nièce ont beaucoup apprécié ce moment.
À leur âge, voir de magnifiques chevaux suffit à les émerveiller.
Leur enthousiasme était sincère et communicatif.
Mais pour un adulte néophyte, la déception est profonde.
Peut-être que les érudits du monde équestre y trouvent leur compte ; pour un spectateur non averti, l'ensemble manque cruellement de rythme, d'émotion et de souffle.
Dès l'ouverture, le spectacle surprend : deux écuyers s’avancent très lentement, chacun sur un côté du manège, armés d’un arc qui semble être un yumi japonais.
Ils tirent sur une cible, puis la salle s’éteint.
À défaut d’être de bons acteurs, il est même impossible d’apprécier s’ils sont de bons archers.
Certes, tir à l’arc et équitation ont historiquement des liens, mais cette ouverture n'a pas vraiment de sens.
S'ensuivent une succession d’exercices techniques : figures de manège, pas espagnols, pirouettes, déplacements latéraux, carrousel de chevaux lusitaniens, exercices d’escrime équestre et de longues rênes.
Tout cela sans réelle dynamique, porté par une narration lente et monotone qui alourdit encore l’ensemble.
Je ne suis même pas certain que tout soit réellement chorégraphié : cela ressemble davantage à une démonstration d'entraînement, où le public a été maladroitement convié... ou économiquement habilement intégré.
Bien sûr, je ne remets pas en cause la difficulté du dressage — obtenir de tels mouvements est certainement un travail d'exception (je me plais à le croire et à l’espérer, restant néophyte... et ayant tout de même payé 35 €, espérant ne pas l'avoir fait pour rien) — mais sans scénario, sans jeu de scène, l'impression est celle d'un petit spectacle improvisé par des enfants en vacances.
Je ne minimise pas le travail, que je suis bien incapable de juger ; je critique ici l'absence de mise en scène, de fil conducteur, et de souffle artistique.
Le tout est enrobé de musique de Bach, magnifique en soi — je l'apprécie particulièrement dans mon canapé, un whisky japonais à la main (comme le yumi !) — mais qui accentue ici encore le caractère solennel, figé et soporifique de la présentation.
En tant que passionné d’art, je sais que certains considèrent un simple point blanc sur une toile noire comme une œuvre majeure. Mais pour moi, l’art est un cheminement de pensée, une construction, une émotion qui transcende la technique.
Ici, cette dimension artistique est absente.
Il semble que Bartabas soit pour moi, à la chorégraphie et à l’art équestre, ce que Malevitch est à la peinture : une proposition intellectuelle, certes, mais déconnectée de toute émotion pour le spectateur.
Baptiser La Voie de l’Écuyère comme un "spectacle" est, à mon sens, exagéré. Il serait plus honnête de parler d'une "démonstration équestre", voire — sachant qu'une visite organisée des écuries, façon Disney derrière une ligne rouge, est proposée — d'une "journée portes ouvertes".
D’autant plus que, pour 35€ par adulte (22 € pour les enfants), un spectateur est en droit d’avoir des attentes plus élevées.
Aussi, sans être un fervent défenseur de la cause animale, je ne peux ignorer certains signes : queues qui fouaillent, bouches ouvertes sous des brides tendues, petits éperons... autant d’indices de stress ou d’inconfort chez les chevaux.
On pourrait penser que je suis un "militant" — je ne le suis pas.
Je mange de la viande et j'adore ça !
Mais si la souffrance est visible, encore faudrait-il que le spectacle soit, au moins, grandiose.
Pour être plus clair : si l'on me sert la meilleure viande du monde, la façon dont elle a été obtenue aura peu d'importance pour moi.
Ce n'est pas le cas ici.
Dans un lieu aussi prestigieux et chargé d’histoire, l’attente était immense. Elle reste sans réponse... j'ai donc la fâcheuse impression que l'Académie de Versailles surfe sur le prestige du lieu pour sponsoriser ses séances d'entraînement.

Soizic Sebilleau
il y a 4 mois
Visite le 9 mai 2026
Gros problèmes d’organisation lors de l’accueil des spectateurs. Nous attendons pendant plus de 20 minutes à un endroit indiqué pour qu’on nous déplace ensuite dans une autre fil où entre 30 et 50 personnes passent devant nous alors que nous sommes pourtant arrivés avant. Sachant que le placement est libre, je trouve ça inacceptable une si mauvaise organisation, nous avions justement anticipé notre arrivée étant un groupe de 7 personnes. Une fois arrivé près du scan des billets, on nous annonce un problème informatique et donc 2 files : une pour les billets papier et une numérique. Nous attendons de nouveau car les billets imprimés ne sont pas des billets papiers déchirables (information aucunement transmise par les 4 personnes du personnel). Nous finissons par passer et arrivons dans une salle presque pleine, une expérience entrée spectateur très décevante et désagréable surtout au vu du nombre de personnes qui géraient l’entrée. J’espère que vous pourrez régler ce type de problème à l’avenir. De plus, pendant le spectacle, une des personnes chargées du placement faisait sans cesse des allers retours dans les escaliers en bois pour interpeller les personnes qui filmaient pendant le spectacle. Elle portait de grosse chaussure type Doc Martens je vous laisse imaginer le dérangement pendant le spectacle lorsqu'elle descendait et remontait les escaliers....
Pour finir, une surprise quand à la voix masculine qui accompagne tout le spectacle alors qu'il se nomme "La Voie de l'Écuyère".
Très beau spectacle.