Basilique Cathédrale Saint-Denis

Basilique Cathédrale Saint-Denis

Saint-Denis Monument4,7(7 900)

Première grande œuvre de l'art gothique au monde dès 1135, et nécropole des rois de France : plus de 70 gisants et tombeaux royaux, de Dagobert à Louis XVIII, sous des vitraux lumineux.

L'avis de Pickafun

C'est l'un des secrets les mieux gardés de la région : la nécropole royale est saisissante et l'art gothique y est au sommet, pour un prix dérisoire. Notre seule réserve tient au quartier, parfois jugé peu engageant aux abords, mais ne vous laissez pas dissuader, le métro mène droit au but et l'intérieur vaut amplement le déplacement.

Le détail

Première grande œuvre de l'art gothique au monde, la Basilique cathédrale de Saint-Denis a vu naître ce style architectural dès 1135 sous l'abbé Suger. Mais sa singularité absolue tient ailleurs : elle abrite la nécropole des rois de France, soit plus de 70 gisants et tombeaux royaux, de Dagobert à Louis XVIII. Vous y déambulez parmi des siècles de sculpture funéraire, sous des vitraux lumineux et une élévation gothique d'une élégance fondatrice, véritable leçon d'histoire de France gravée dans la pierre.

L'émotion est forte face à cet alignement de souverains couchés, et la basilique offre aussi un espace consacré au chantier de reconstruction de sa flèche disparue, ponctué d'un film éclairant. Le rapport qualité-prix de la visite est excellent. À recommander vivement aux amateurs de patrimoine et d'histoire, en famille avec grands enfants, en couple ou en solo, lors d'un passage souvent négligé au nord de Paris.

La note pédagogique de Pickafun

Premiere grande oeuvre gothique et necropole des rois de France, la basilique aligne plus de 70 gisants, veritable lecon d'histoire de France et de sculpture.

CM1
  • Saint-Denis réunit deux entrées du programme de CM1 en un seul lieu : la nécropole royale, où le tombeau de Dagobert permet d'ancrer les Francs, et l'élévation de 1135 voulue par l'abbé Suger, premier édifice gothique, pour aborder le Moyen Âge par son architecture. L'alignement des gisants se prête à un travail de frise chronologique : faire situer quelques souverains repérés en classe parmi les tombeaux. La luminosité et la hauteur donnent aussi à comparer, très directement, avec une église romane vue par ailleurs.
5e
  • C'est à Saint-Denis, sous l'abbé Suger vers 1135, que naît l'art gothique : la basilique sert donc de point zéro pour l'étude du roman et du gothique inscrite au programme de 5e. Les soixante-dix gisants de la nécropole royale donnent en outre un support concret à la construction du pouvoir capétien, en montrant comment une dynastie met en scène sa continuité. Un même déplacement couvre ainsi l'axe architectural et l'axe politique du chapitre sur l'Occident féodal.
2nde
  • Le chantier lancé par l'abbé Suger en 1135 est le premier ensemble gothique : on y observe les choix techniques et les commandes de l'Occident chrétien du XIIe siècle, contemporain exact de la Méditerranée médiévale au programme de 2nde. La nécropole royale et ses gisants alignés offrent par ailleurs un corpus sculpté pour un exercice d'analyse de documents. Le site est desservi par le métro et bien moins fréquenté que les cathédrales du centre.