En flânant dans la vieille ville de Nice, ses remparts qui dégagent une énergie ancestrale apaisent l'âme, son histoire est fascinante et majestueuse. Protection au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 9 août 1906. Patronne de Nice ainsi que de plusieurs villes provençales et italiennes comme Florence, Réparate serait originaire de Césarée en Palestine et morte en 250, à l’âge de quinze ans, lors des persécutions menées par l’empereur romain Dèce. Selon la légende, son corps aurait été placé dans une barque tirée par des anges jusqu’à Nice ; ainsi s’expliquerait la dénomination de la baie des Anges. Au XIe siècle, une chapelle fut construite au pied de la colline du Château afin de conserver des reliques de sainte Réparate rapportées de Rome. Agrandie en église de 1455 à 1468, elle devint cathédrale en 1590 à la place de Sainte-Marie du Château, la population niçoise ayant quitté la colline du Château au profit de la ville basse, l’actuel Vieux-Nice. Pour accueillir une population niçoise grandissante, l’ingénieur et architecte niçois Jean André Guibert fut chargé en 1649 de concevoir un édifice plus important. Il opta pour un plan basilical en croix latine surmontée d’une coupole à la croisée du transept. Les travaux traînèrent en longueur à cause du manque de fonds et de l’écroulement de la voûte en 1658 qui causa la mort de l’évêque de Nice. L’architecte Marc-Antoine Grigho, auteur du palais de Monaco, termina le chantier et la nouvelle cathédrale fut consacrée le 30 mai 1699. Mais l’édifice n’était pas achevé, d’autres campagnes de construction suivirent : le campanile entre 1731 et 1757, la façade de 1825 à 1830. En 1899, les bas-côtés latéraux furent prolongés et les ornements baroques jugés désuets furent dégagés. Les remarquables campagnes de restauration menées de 2009 à 2015 ont permis de redonner à Sainte-Réparate son magnifique décor. Elle est la seule cathédrale en France à présenter un tel ensemble baroque. (free entry)


