Tsukioka Settei, "Rouleau des plaisirs secrets d’une nuit de printemps" (détail) Seconde moitié du 18e siècle,…

Exposition « Shunga - Chefs-d’œuvre de l’art érotique à l’époque Edo (1603-1868) »

Paris 15e Exposition
Exposition · dès le 12 novembre 2026

Découverte des shunga (« images de printemps »), ces estampes et peintures érotiques japonaises longtemps marginalisées avant d’être reconnues comme un pan majeur du patrimoine artistique du Japon.

Le détail

L’art des shunga, ou

« images de printemps », a connu son essor durant l’époque Edo

(1603-1868), quand le Japon entretenait de rares contacts avec l’étranger et

que s’épanouissait une culture urbaine, riche et raffinée. Quasiment tous les

maîtres de l’ukiyo-e, à commencer par Harunobu, Utamaro et Hokusai, ont

composé des images érotiques, ce qui est une des caractéristiques majeures de

ce genre.

À l’origine, les shunga

se présentent sous forme de peintures, réservées à une élite en raison de leur

rareté. Mais au XVIIe siècle, avec le perfectionnement rapide de la

technique de la gravure sur bois, les livres imprimés et les estampes

deviennent leurs principaux supports de diffusion. Il peut sembler étonnant

que, malgré leur thématique licencieuse, nombre de shunga soient

réalisés avec un soin remarquable et constituent des chefs-d’œuvre de l’art

japonais. Cependant, les maîtres de l’ukiyo-e considéraient la

réalisation d’œuvres érotiques comme faisant partie intégrante de leur travail.

L’humour est une autre

particularité majeure des shunga qui, longtemps, ont été appelés

« images pour rire » (warai-e). Il faut en effet souligner que les

œuvres érotiques n’avaient pas pour seule fonction de stimuler le désir sexuel.

Leurs usages étaient multiples : amuser, divertir, éduquer les jeunes

mariés… voire même se protéger des incendies.

Tout aussi surprenant est le

fait qu’au XVIIIe siècle, les représentations érotiques de

courtisanes, notamment du célèbre quartier des plaisirs de Yoshiwara, sont peu

nombreuses comparées à celles dépeignant les ébats de couples mariés ou

d’amants. Les shunga mettent en avant l’épanouissement sexuel de

partenaires heureux de faire l’amour et accordent une grande attention au

plaisir féminin. Sans doute parce que les femmes de l’époque Edo aimaient,

elles aussi, contempler ces images.

Présentées de façon

chronologique, les superbes œuvres réunies dans cette exposition retracent

l’évolution des shunga et déconstruisent certaines idées reçues sur cet

art qui connaît un regain d’intérêt dans le monde entier.

En raison de la fragilité des

œuvres, leur présentation se fera en deux temps :

1er

volet : 12 novembre-19 décembre / 2e volet : 5 janvier-13

février

Source : Ville de Paris — Que faire à Paris ? (Licence ODbL) Voir la source · Texte de la licence