Les mondes de Fernand Braudel J’ai été au colloque Les mondes de Fernand Braudel donnée à la Maison des Sciences de l’Homme à Saint-Germain-des-Près. Je remercie la jeune attachée de presse avec qui j’ai pu échangé et avait bien pensé l’évènement. La Maison des Sciences de l’Homme fait un travail important de recherche en sciences humaines et sociales. L’évènement réunissait des pointures du domaine possédant des cursus impressionnants et une bonne maitrise intellectuelle. Fernand Braudel est à leur image. Je me suis spécifiquement rendu à la conférence nommée l’histoire, mesure du monde. Fernand Braudel est un historien de renom qui a pensé l’histoire sur le temps long : « la grande histoire ». Son travail lui a valu d’entrer à l’Académie française. Il fait un lien fort entre l’histoire et la géographie et attribue à cette dernière le déterminisme. Il faut expliquer le temps présent au delà des remous des circonstances. Son oeuvre majeure est La Méditerranée, écrite pendant la Seconde Guerre mondiale en captivité et de mémoire. Cette captivité donne à son oeuvre une vibration mais aussi une liberté de ton loin des impératifs universitaires. Elle est l’aboutissement de dizaines d’années de travail et de notes amassées. «Dans ce livre, les bateaux naviguent ; les vagues répètent leur chanson ; les vignerons descendent des collines des Cinque Terre, sur la Riviera génoise ; les olives sont gaulées en Provence et en Grèce ; les pêcheurs tirent leurs filets sur la lagune immobile de Venise ou dans les canaux de Djerba ». Il a un verbe très littéraire et enthousiaste. Au final, le propos est écrit simplement mais complexe par la portée. J’ai aimé cette conférence et vais me procurer avec vif interêt l’ouvrage l’histoire, mesure du monde.


