George Sand & Marie d'Agoult : spectacle théâtral et musical pour deux comédiennes-musiciennes
Spectacle à l’occasion des 150 ans de la disparition de George Sand et de Marie d’Agoult, mortes toutes deux en 1876. Il s’agit d’une adaptation théâtrale et musicale des échanges épistolaires entre George Sand et Marie d’Agoult, portée musicalement par les œuvres de leurs…
« J'ai eu tout de suite envie de vous aimer, mais je ne vous aime
pas encore. Vous ne me connaissez pas assez et ne sachant si vous
pourriez m'aimer, je ne veux pas trop vous aimer encore. » — George Sand à Marie d'Agoult
Elles
se rencontrent en 1835 dans un salon parisien : l'une, romancière à
succès en habits d'homme et le cigare aux lèvres ; l'autre, comtesse
passée à l'écriture sous le nom de Daniel Stern, amoureuse d'un virtuose
hongrois. De George Sand et Marie d'Agoult naît une amitié immédiate,
exaltée, qui nourrira plus de dix ans de correspondance.
La Compagnie en
Lien porte ces lettres à la scène — sur la musique live de Chopin et
Liszt, les amants des deux femmes —, interprétée par deux comédiennes
qui sont aussi violoncelliste et pianiste. Une création à découvrir au
Théâtre de Nesle, à l'automne 2026, alors que la France célèbre le
cent-cinquantenaire de la disparition de l'écrivaine.
Deux femmes libres, une amitié incandescente
Elles
ont bravé les préjugés de leur classe et voulu rester maîtresses de
leur destin dans une société qui leur refusait l'autonomie. Pendant plus
de dix ans, Sand et d'Agoult s'écrivent : l'art, l'amour, la création,
la maternité, l'écriture, la liberté — tous les combats d'une vie. De
ces lettres, le spectacle tire un portrait croisé, intime et incarné, de
deux intellectuelles qui ont pensé et vécu leur émancipation avant
l'heure. Leur conversation, vieille de près de deux siècles, résonne
avec une acuité saisissante à l'heure où le débat sur l'entrée de George
Sand au Panthéon — porté par un comité de soutien présidé par Juliette
Binoche — anime l'espace public.
Chopin et Liszt, le langage secret
Ce
théâtre est aussi un concert. Les deux interprètes ne se contentent pas
de dire : elles jouent. La musique de Chopin, compagnon de Sand, et de
Liszt, compagnon de d'Agoult, n'est pas un accompagnement — elle est la
bande-son émotionnelle de la correspondance, ce qui se dit sans mots et
vibre entre les lignes. Au piano et au violoncelle s'entremêlent le
Nocturne op. 9 n° 2 et la Sonate op. 65 de Chopin, les Années de
pèlerinage et les Nuages gris de Liszt. Dans l'écrin voûté du Théâtre de
Nesle, le spectateur entend le romantisme tel qu'on le vivait : à la
fois écrit, parlé et joué.
« La musique n'est
pas un accompagnement : elle est la bande-son émotionnelle de leur
correspondance. Chopin et Liszt ne sont pas de simples figures
historiques : leur musique est le langage secret de ces deux femmes. » — Ophélie Humbertclaude, adaptation et direction artistique
Le rendez-vous parisien de l'Année George Sand
En
2026, la France redécouvre George Sand : la mission France Mémoire
(Institut de France) a inscrit son cent-cinquantenaire au calendrier des
commémorations nationales, et plus d'une centaine d'événements lui sont
consacrés, de Nohant à Bourges.
Présenté à Paris du 3 octobre au 15
novembre — au coeur de cette année commémorative —, George Sand &
Marie d'Agoult en constitue l'un des rendez-vous de la capitale.
Avec
ses quelque 70 places, le Théâtre de Nesle offre l'écrin parfait à cette
création épistolaire : chaque spectateur est invité dans le salon de
ces deux femmes, témoin privilégié de leur confidence.