George Sand & Marie d'Agoult : spectacle théâtral et musical pour deux comédiennes-musiciennes

George Sand & Marie d'Agoult : spectacle théâtral et musical pour deux comédiennes-musiciennes

Paris 6e Musée
Musée · dès le 3 octobre 2026

Spectacle à l’occasion des 150 ans de la disparition de George Sand et de Marie d’Agoult, mortes toutes deux en 1876. Il s’agit d’une adaptation théâtrale et musicale des échanges épistolaires entre George Sand et Marie d’Agoult, portée musicalement par les œuvres de leurs…

Le détail

« J'ai eu tout de suite envie de vous aimer, mais je ne vous aime

pas encore. Vous ne me connaissez pas assez et ne sachant si vous

pourriez m'aimer, je ne veux pas trop vous aimer encore. » — George Sand à Marie d'Agoult

Elles

se rencontrent en 1835 dans un salon parisien : l'une, romancière à

succès en habits d'homme et le cigare aux lèvres ; l'autre, comtesse

passée à l'écriture sous le nom de Daniel Stern, amoureuse d'un virtuose

hongrois. De George Sand et Marie d'Agoult naît une amitié immédiate,

exaltée, qui nourrira plus de dix ans de correspondance.

La Compagnie en

Lien porte ces lettres à la scène — sur la musique live de Chopin et

Liszt, les amants des deux femmes —, interprétée par deux comédiennes

qui sont aussi violoncelliste et pianiste. Une création à découvrir au

Théâtre de Nesle, à l'automne 2026, alors que la France célèbre le

cent-cinquantenaire de la disparition de l'écrivaine.

Deux femmes libres, une amitié incandescente

Elles

ont bravé les préjugés de leur classe et voulu rester maîtresses de

leur destin dans une société qui leur refusait l'autonomie. Pendant plus

de dix ans, Sand et d'Agoult s'écrivent : l'art, l'amour, la création,

la maternité, l'écriture, la liberté — tous les combats d'une vie. De

ces lettres, le spectacle tire un portrait croisé, intime et incarné, de

deux intellectuelles qui ont pensé et vécu leur émancipation avant

l'heure. Leur conversation, vieille de près de deux siècles, résonne

avec une acuité saisissante à l'heure où le débat sur l'entrée de George

Sand au Panthéon — porté par un comité de soutien présidé par Juliette

Binoche — anime l'espace public.

Chopin et Liszt, le langage secret

Ce

théâtre est aussi un concert. Les deux interprètes ne se contentent pas

de dire : elles jouent. La musique de Chopin, compagnon de Sand, et de

Liszt, compagnon de d'Agoult, n'est pas un accompagnement — elle est la

bande-son émotionnelle de la correspondance, ce qui se dit sans mots et

vibre entre les lignes. Au piano et au violoncelle s'entremêlent le

Nocturne op. 9 n° 2 et la Sonate op. 65 de Chopin, les Années de

pèlerinage et les Nuages gris de Liszt. Dans l'écrin voûté du Théâtre de

Nesle, le spectateur entend le romantisme tel qu'on le vivait : à la

fois écrit, parlé et joué.

« La musique n'est

pas un accompagnement : elle est la bande-son émotionnelle de leur

correspondance. Chopin et Liszt ne sont pas de simples figures

historiques : leur musique est le langage secret de ces deux femmes. » — Ophélie Humbertclaude, adaptation et direction artistique

Le rendez-vous parisien de l'Année George Sand

En

2026, la France redécouvre George Sand : la mission France Mémoire

(Institut de France) a inscrit son cent-cinquantenaire au calendrier des

commémorations nationales, et plus d'une centaine d'événements lui sont

consacrés, de Nohant à Bourges.

Présenté à Paris du 3 octobre au 15

novembre — au coeur de cette année commémorative —, George Sand &

Marie d'Agoult en constitue l'un des rendez-vous de la capitale.

Avec

ses quelque 70 places, le Théâtre de Nesle offre l'écrin parfait à cette

création épistolaire : chaque spectateur est invité dans le salon de

ces deux femmes, témoin privilégié de leur confidence.