Le coût de la visite est hors de prix, une vraie rente pour les bénéficiaires. Un exemple délicieux du Grand Siècle en pleine Île Saint Louis, à l'époque où les précieuses tenaient salon et que les Hôtels du Marais declinaient.
Hôtel de Lauzun
Sur un quai de l'Île Saint-Louis, une façade discrète cache les fastes du Grand Siècle : boiseries dorées, plafonds peints et le souvenir sulfureux du Club des Hachichins.
Pour qui aime le patrimoine, c'est un bijou du Grand Siècle d'une rare intensité, chargé en plus d'une savoureuse histoire littéraire avec Baudelaire. La réserve majeure : l'accès est très limité et parfois proposé à un tarif jugé élevé, donc ce n'est pas une visite à improviser. Guettez les Journées du patrimoine, le meilleur moyen d'y entrer.
Sur la quai d'Anjou de l'Île Saint-Louis, l'Hôtel de Lauzun est l'un des plus précieux témoignages du Grand Siècle parisien, bâti vers 1657. Derrière sa façade discrète se cachent des intérieurs somptueux : boiseries dorées, plafonds peints, cabinets ornés et décors d'apparat qui évoquent l'époque où les précieuses tenaient salon. Au XIXe siècle, il abrita le "Club des Hachichins" fréquenté par Baudelaire et Théophile Gautier, ajoutant une aura littéraire au lieu.
Propriété de la Ville de Paris, l'hôtel ne se visite que ponctuellement, lors de conférences, d'événements ou de journées du patrimoine, ce qui en fait un endroit confidentiel auquel on passe facilement à côté. La richesse des décors et le parfum d'histoire en font une découverte d'exception. Une visite réservée aux amateurs avertis de patrimoine et d'histoire littéraire, en solo ou en couple, pour qui aime les lieux rares.