Cela fait des années que je vais à la Filmothèque pour laquelle j’ai beaucoup d’affection. La programmation y est toujours intéressante, et on y trouve encore des projections en 35 mm, ce qui se fait malheureusement de plus en plus rare, rendant ce lieu d’autant plus précieux et que je recommande à tout le monde. Malgré tout, j’ai récemment eu une expérience contrariante. Alors que mon épouse et moi allions voir un film que nous chérissions, et que nous étions encore plongés dans la magie du moment, une membre du personnel vient nous déranger en nous interpellant à moins de 2 mins de la fin du générique, nous demandant expressément de libérer les lieux, car "ils étaient très en retard". Comme si le générique de fin ne faisait pas parti d'un film. Nous lui avons pourtant dit que le film n’était pas fini mais elle a insisté. Je dois dire que j’ai été très déçu, de la part d'un cinéma indépendant, composé supposément d’une équipe de passionnés, de ne pas nous laisser apprécier notre film jusqu’au bout. D’autant plus que je ne vois pas en quoi 2 mins vont changer grand chose. Et plutôt que de rogner sur le temps des spectateurs, il vaudrait mieux ajuster l'organisation en amont de la projection. Sachant que le guichet n’ouvre que 15 mins avant le début de la séance, si celle-ci est complète, comme c’était le cas ce soir là, alors il faut encaisser et faire entrer une centaine de personnes dans la salle Marylin dans ce court délai, ce qui est manifestement compliqué, et provoque inévitablement un retard. Sans parler de la confusion dehors avant d’acheter les billets, avec une file d’attente dédiée uniquement aux personnes ayant déjà leur billet, alors qu’il serait judicieux de faire une file pour acheter le billet. A cela, il faut ajouter le fait que la salle du haut ne dispose que d’un seul wc, cela est inhérent à l’agencement de la salle et n’est pas très grave en soi, mais engendre naturellement une seconde queue une fois à l’intérieur. Pourquoi ne pas ouvrir la caisse un peu plus tôt ou espacer un peu plus les interséances, plutôt que de demander au spectateur de quitter la salle avant la fin du film pour rattraper un retard indépendant de son fait.
