Pas ouf
Monument à Adam Mickiewicz
Sur le cours Albert Ier, Bourdelle a dressé en pèlerin le plus grand poète romantique polonais, Adam Mickiewicz, exilé à Paris où il défendit la cause de son pays.
C'est typiquement le monument que l'on dépasse sans le voir, et c'est un peu dommage. La sculpture de Bourdelle a une vraie force si l'on s'arrête deux minutes. À réserver aux amateurs d'art statuaire ou aux passionnés de littérature polonaise, sinon l'arrêt déçoit.
Sur le cours Albert Ier, près du pont des Invalides, ce monument honore Adam Mickiewicz, le plus grand poète romantique polonais, souvent comparé à Byron ou Pouchkine pour son pays. Exilé à Paris au XIXe siècle, il y enseigna et y défendit la cause de la Pologne. L'œuvre, signée Antoine Bourdelle, dresse le poète en figure de pèlerin et de prophète, entouré de bas-reliefs allégoriques évoquant l'épopée et l'espérance nationale.
Le monument se tient un peu en retrait, le long d'une voie passante des bords de Seine, ce qui explique qu'on le remarque peu. Sa puissance sculpturale récompense pourtant le regard attentif, notamment pour les amateurs de Bourdelle. Une étape pour les curieux d'art et d'histoire littéraire, ou pour la communauté polonaise attachée à cette figure, lors d'une promenade entre Alma et Concorde.