Musée Nissim de Camondo

Musée Nissim de Camondo

Paris 8e Musée4,7(1 758)

Conçu en 1912 sur le modèle du Petit Trianon, un hôtel où tout est resté en place : mobilier estampillé, tapisseries d'Aubusson, porcelaines de Sèvres, jusqu'aux cuisines, comme si la maison venait d'être quittée.

L'avis de Pickafun

Ce qui nous a saisis ici, c'est moins le mobilier d'exception que l'histoire familiale tragique qui hante chaque pièce : la visite vous reste longtemps en tête. La maison est conservée dans son jus, on visite vraiment une demeure habitée. Pensez au billet couplé avec le musée des Arts décoratifs, mais vérifiez bien les horaires qui diffèrent.

Le détail

Le musée Nissim de Camondo est un hôtel particulier de 1912 conçu par le comte Moïse de Camondo sur le modèle du Petit Trianon, pour y déployer sa collection d'arts décoratifs français du XVIIIe siècle. Tout y est resté en place : mobilier estampillé, tapisseries d'Aubusson, argenterie, porcelaines de Sèvres et même les cuisines et les communs, comme si la maison venait d'être quittée.

La visite est doublée d'une histoire bouleversante : Camondo légua sa demeure en mémoire de son fils Nissim, mort en 1917, et sa famille fut exterminée à Auschwitz. Ce destin tragique donne une profondeur poignante à ce décor d'une perfection figée. Une visite à la fois esthétique et émouvante, pour les amateurs d'arts décoratifs et d'histoire, en couple ou en solo, loin de toute foule.

La note pédagogique de Pickafun

Hôtel particulier figé dans son décor d'arts décoratifs du XVIIIe siècle, doublé d'une histoire familiale tragique liée à la Shoah : croisement entre art de vivre et mémoire.

3e
  • La maison donne un cas particulier à opposer aux chiffres : un fils mort au front en 1917, puis la déportation et l'extermination de la famille Camondo à Auschwitz — les deux guerres du programme de 3e à une seule adresse. Le décor du XVIIIe siècle laissé intact rend l'absence lisible et évite d'aborder la Shoah uniquement par le document d'archives. Le parcours se tient en autonomie en une heure trente.
1re
  • L'hôtel particulier de 1912 est resté intact jusqu'aux cuisines et aux communs : un document complet sur le mode de vie des grandes fortunes de la Belle Époque. La suite relève du programme du XXe siècle européen : le fils, Nissim, meurt au combat en 1917 et la famille est exterminée à Auschwitz — une seule maison porte l'ascension bourgeoise du XIXe puis les deux guerres. Musée petit et calme, qui supporte mal les groupes nombreux.