On a vu, on a aimé « Passeport », la dernière pièce d’Alexis Michalik

On a vu, on a aimé « Passeport », la dernière pièce d’Alexis Michalik

Paris 10e Spectacle
Spectacle · jusqu'au 16 août 2026

Une comédie sur les migrants, il fallait oser. C’est pourtant le sujet du spectacle d’Alexis Michalik, le metteur en scène qui a révolutionné le théâtre. Voici ce que l’on en a pensé !

Le détail

L’histoireIssa, jeune Érythréen laissé pour mort dans la « jungle » de Calais, a perdu la mémoire. Alors que le seul élément tangible de son passé est son passeport, il entame une longue quête semée d’embûches afin d’obtenir un titre de séjour, entouré de compagnons d’infortune.

L’avis de la rédactionUne

chose est sûre : le public ne s’ennuie pas devant Passeport. Il faut dire qu’Alexis

Michalik a le sens du rythme. Lui seul est capable de transformer un véhicule

de police en restaurant solidaire, une bibliothèque municipale en squat

délabré, les urgences d’un hôpital en salon familial.

Sur scène, c’est un défilé de visages qui tendent à humaniser les mots « migrants » et « réfugiés » :

Issa, Érythréen qui a perdu la mémoire à Calais après une altercation ; Jeanne,

journaliste engagée qui veut aller sur le terrain ; Ali, intellectuel syrien désespérément

cynique ; Arun, cuisinier tamoul particulièrement optimiste ; Christine, mère

adoptive un peu paumée… Et d’autres encore qui vont venir nourrir Passeport.

Car chez Alexis Michalik, le

théâtre est comme un meuble à tiroirs. Mille histoires se chevauchent, s’emmêlent

pour mieux se dénouer, souvent dans les dernières minutes. Tout ça ressemble donc

à un joyeux bordel, mais c’est précisément ce qui tient le public en haleine. Malgré quelques naïvetés – qu’on

pardonne volontiers –, le propos de Passeport

reste si bouleversant et empreint d’empathie qu’on lui accorde son visa sans

hésitation…

*Mercredi au samedi à 21h

*Dimanche à 15h

La distributionChristopher Bayemi

Patrick Blandin

Jean-Louis Garçon

Kevin Razy

Fayçal Safi

Manda Touré

Ysmahane Yaqini

D’une manière générale, je ne souhaite jamais écrire sur un thème, mais me fonde plutôt sur une idée ou une situation précise, qui donne ensuite naissance à l’architecture du spectacle. J’ai écrit cette nouvelle pièce en Guadeloupe, seul, après avoir mûri ses contours pendant plus d’un an et m’être longuement renseigné. Ce n’est pas un théâtre militant ou documentaire, mais une histoire humaine, qui s’adresse à tous.

Alexis Michalik, Metteur en scène