Le parc n’a pas toujours été une zone de loisirs : durant le Moyen Âge, les terres où il se trouve étaient utilisées pour des cultures de céréales, puis dès le XIXᵉ siècle pour des maraîchages, ces terrains humides étant traversés par plusieurs rivières et ruisseaux qui les rendaient souvent inondables. L’idée de créer une promenade publique sur ce site remonte à 1925, à l’initiative du Conseil général de la Seine, qui réserve alors quelque 800 hectares de terrains pour un projet d’envergure. Bien que d’autres projets aient été envisagés dans les années 1930, notamment une cité-satellite, le plan d’aménagement du parc progresse lentement. Ce n’est qu’à partir de 1954 qu’un avant-projet se dessine vraiment, suivi d’une ouverture au public de la première partie du parc en 1970. Au départ, il est connu sous le nom de Parc de La Courneuve. Dans les années 1960, une partie de la zone abritait aussi le bidonville de La Campa, dont les habitants furent relogés au fur et à mesure des transformations urbanistiques. Dans les années 1970, le Département de Seine-Saint-Denis confie l’aménagement paysager à des architectes et paysagistes comme Allain Provost, John Whalley et Gilbert Samel, qui imaginent un environnement mêlant vallons, collines, lacs, belvédères et prairies, permettant de créer un grand espace naturel dans un contexte urbain dense. Les travaux avancent progressivement pendant plusieurs décennies, avec notamment la réalisation d’une chaine de lacs et de cascades achevée autour de 2003, qui devient l’un des points culminants du parc. Le parc portait initialement le nom de Parc départemental de La Courneuve, mais le 9 janvier 2010, il est officiellement renommé Parc départemental Georges-Valbon en hommage à Georges Valbon, premier président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, qui a fortement contribué à l’aménagement du département, à la création de lycées, médiathèques, parcs et au développement des transports. Avec une superficie proche de 400 à 417 hectares, le parc est aujourd’hui le troisième plus grand espace vert de l’Île-de-France, après les bois de Boulogne et de Vincennes. Il s’étend sur cinq communes : La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Dugny et Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Le parc est aussi un site classé Natura 2000, ce qui souligne sa richesse écologique : diversité des milieux naturels, prairies, bois, vallons, lacs et faune variée (oiseaux, amphibiens, etc.). Au fil du temps, le parc a accueilli des manifestations culturelles importantes : La Fête de l’Humanité s’y déroule chaque année entre 1972 et 1998 sur environ 70 hectares, avant d’être déplacée ailleurs. En 1985, le parc accueille de grands concerts, comme ceux de Bruce Springsteen devant des dizaines de milliers de personnes. Plus récemment, lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, il devient un grand site d’animations, d’écrans géants, de jeux, d’activités de loisirs et de célébrations dans le cadre du Parc des Jeux. Le parc continue d’évoluer : en avril 2013, il s’agrandit de 2 hectares supplémentaires pris sur une ancienne friche industrielle, et en mai 2025 une extension de 13 hectares appelée Terrain des Essences est intégrée après dépollution et aménagement, enrichissant encore les espaces de nature et de détente.
