Park Chan-wook : Quand l’horloger immobilise le temps
Pour le public international, Park Chan-wook évoque une virtuosité cinématographique flamboyante et des récits baroques traversés par une violence stylisée.
Là où son cinéma exige contrôle et narration, ses photographies accueillent le fragment, le hasard et le silence. Au fil de ses voyages et de ses déambulations, Park Chan-wook capte des « instants d’inattention du réel », attentif aux textures, aux ombres et aux coïncidences visuelles, indices d’un drame invisible.
Ses images oscillent entre minimalisme contemplatif et étrangeté inquiétante. La couleur, souvent sourde, parfois surgissant par éclats, guide le regard vers une anomalie du paysage. C’est une photographie de l’attente et du hors-champ. Chaque image devient une énigme ouverte, le début ou la fin d’une histoire que la Galerie VU’ invite le spectateur à inventer.
Source : Ville de Paris — Que faire à Paris ? (Licence ODbL) Voir la source · Texte de la licence