Six Days in October (The Dead Still Riot) - Wishaya Artamat, Pathipon (Miss Oat) et Duck Unit
Le Thaïlandais Wichaya Artamat, figure de la nouvelle scène thaïlandaise, poursuit son exploration théâtrale de l’histoire politique de son pays en explorant la façon dont la société se souvient de l’histoire et l’occulte à travers certains jours du calendrier.
Une soirée d'histoires de fantômes venue de Thaïlande, où le récit populaire cache une charge politique : octobre, mois hanté par les opposants disparus et les révoltes réprimées. Wichaya Artamat interroge la manière dont une société se souvient et dissimule son histoire. Pour spectateurs curieux de théâtre étranger et de propos mémoriels, une proposition atmosphérique et exigeante.
Et si vous frémissiez, le temps d'une soirée, en écoutant des histoires de fantômes ? Très populaires en Thaïlande, à la radio comme sur YouTube, elles cachent une signification plus politique : octobre y est un mois hanté par les spectres d'opposants mystérieusement disparus et de manifestations durement réprimées.
Wichaya Artamat, qui crée dans une semi-clandestinité, explore la façon dont une société se remémore son histoire et la dissimule. Les morts, eux, se souviennent des luttes inachevées et continuent de protester, jusqu'à ce que le théâtre entier, machinerie comprise, bruisse de présences étranges. Le frisson est assumé comme expérience sensorielle autant que comme propos. Pour qui aime le théâtre politique par le détour du surnaturel, et n'a rien contre les poils qui se dressent sur la nuque.