« Chorégraphie d'État » de Tania El Khoury
Chorégraphie d'État déconstruit les gestes des forces policières et des patrouilles frontalières afin de révéler la dramaturgie de la violence perpétrée par l’État. Cette installation - performance multimédia met au jour la militarisation de la formation policière façonnée par l…
Une installation politique et participative qui aborde la chorégraphie comme outil d'analyse des violences d'État, à travers des partitions de résistance que le public est invité à incarner. Un travail conceptuel et engagé, qui parlera davantage aux amateurs d'art performatif et de questions de pouvoir qu'au spectateur en quête de détente.
Des chorégraphes femmes venues de pratiques diverses ont été invitées à créer des notations chorégraphiques comme preuves des structures de pouvoir — textes descriptifs ou poétiques, dessins schématiques, systèmes d'analyse du mouvement, vidéo. Dans l'installation de Tania El Khoury, ces partitions de résistance, inspirées des mouvements de protestation, sont faites pour être activées par des interprètes et incarnées par le public, en célébration de l'autodéfense.
L'artiste manie la chorégraphie comme un outil d'analyse : ce qui passe pour une série de violences d'État isolées et accidentelles apparaît alors répété selon une dramaturgie calculée. La diffusion de ces éléments coexiste avec la performance, ce qui vous place en position de témoin plutôt que de spectateur installé. Une heure dans le 16e, de 10 à 25 €, pour qui suit la danse contemporaine du côté du politique et accepte d'être mis à contribution.