L’écologie est-elle soluble dans les rapports de puissances ?
Dans le cadre du cycle « Monde en crises, civilisations en récit », la Bibliothèque publique d'information et la BULAC organisent une rencontre autour de l'écologie dans les rapports de puissances.
Depuis 1992, les COP sur la biodiversité, la désertification et le climat sont le grand rendez-vous des négociations internationales sur l’environnement. Mais le retrait progressif des grandes puissances, à commencer par les Etats-Unis, montre la difficulté de faire avancer cet agenda mondial. Pendant ce temps, la Chine fait de la transition écologique un atout stratégique, tandis que d’autres pays s’en emparent pour contester l’ordre mondial et forger des alliances alternatives, mêlant politiques environnementales et grands récits identitaires.
Ces gouvernements aux ambitions contrastées s’accordent pourtant sur un point : l’enjeu écologique est un tournant existentiel, presque civilisationnel — alors même que les bouleversements environnementaux transforment déjà le quotidien des populations. L’écologie relance ainsi les questions de démocratie, de souveraineté et d’identité collective. À partir des récits chinois et indiens sur les liens entre sociétés humaines et vivant, cette table ronde interroge : la protection de l’environnement peut-elle échapper aux rapports de puissance ?
Avec
Juliette Genevaz, Politiste (université Lyon 3), membre du comité scientifique du projet Sinoglobal
Bérénice Girard, sociologue, spécialiste de la transition vers les énergies renouvelables dans les villes indiennes
Jacobo Grajales, politiste (université Paris 1), spécialiste de l’interaction entre la terre et les ressources naturelles
Animée par
Joris Zylberman, journaliste RFI
Source : Ville de Paris — Que faire à Paris ? (Licence ODbL) Voir la source · Texte de la licence