corto.alto
Formidable creuset où se fondent les styles et les influences, la scène britannique nous envoie le vibrionnant touche-à-tout corto.alto, tête chercheuse d’un jazz inventif et affûté, et l’élégant trio Mammal Hands, artisan d’une musique hypnotique et émouvante.
Derrière corto.alto se cache Liam Shortall, révélation de la bouillonnante scène jazz de Glasgow, qui jongle entre basse, guitare, ordinateurs et trombone — l'instrument sur lequel il a fait ses armes au sein de l'orchestre national écossais. Formation classique, appétit pour tout le reste : hip-hop, dub, soul et electronica nourrissent un jazz fluide et agile.
Le personnage est aussi un stakhanoviste de la composition. Après un premier album très remarqué, Bad With Names, il s'est mis en tête de publier 30 singles en 30 jours. Le titre « WHODIS », enregistré avec le rappeur américain Mick Jenkins, vous donne une bonne idée de cette cascade stylistique permanente. Pour qui suit le jazz britannique d'aujourd'hui et aime les concerts où le genre ne tient jamais en place, entre amis.